Avant d’annoncer une rupture, posez d’abord votre plan de sécurité

Fixer qui appeler, où se replier, quel premier geste

Le plan de sécurité passe avant la dernière conversation. S’il y a eu des violences ou du contrôle, le danger peut augmenter au moment où vous annoncez la rupture.

S’il y a eu des violences, du harcèlement ou du contrôle, commencez par la sécurité. Rien ici ne tranche sur un caractère ni sur des intentions. Le plan d’urgence se fait à partir des seuls paroles et gestes que vous avez vécus.

1 contact d’urgence

Choisissez la personne à qui vous demanderez de l’aide en tout premier.

1 lieu de repli

Choisissez un endroit où vous replier un moment en cas d’urgence.

Le geste prioritaire en cas de crise

Fixez concrètement l’ordre : partir, puis prévenir.

Cela ne veut pas dire qu’il faut rompre tout de suite

Vous n’avez ni à convaincre l’autre ni à obtenir sa permission. Mais le danger peut augmenter au moment de l’annonce. Si partir tout de suite est difficile, commencez par préparer qui appeler et où vous replier.

Ce que vous écrivez ne subsiste que dans cette fenêtre. Un rafraîchissement ou une fermeture l’efface.

Voir les sources

S’appuie sur les plans de sécurité en situation de violences et de contrôle, et sur les recommandations de sécurité numérique. Cet outil ne note aucun niveau de risque et ne pousse personne à mettre fin à une relation maintenant.

En cas de violences, vous pouvez demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales, même sans avoir déposé plainte. L’audience se tient dans les six jours. L’ordonnance peut interdire à l’auteur d’entrer en contact avec vous, lui interdire de paraître au domicile ou sur votre lieu de travail, vous attribuer le logement et dissimuler votre adresse. En cas de danger grave et imminent, une ordonnance provisoire de protection immédiate peut être délivrée.